César (Auguste-Jean-Guillaume-Hubert) Franck est né le 10 décembre 1822 à Liège.

Professeur, organiste et compositeur d'origine belge, naturalisé français,
c'est l'une des grandes figures de la vie musicale française de la seconde partie du XIXe siècle.
En 1830, son père l'inscrit au Conservatoire de Liège où il remporte, en 1834, les grands prix de solfège et de piano. Encouragé par ses succès musicaux, son père organise, au printemps 1835, une série de concerts à Liège, à Bruxelles et à Aix-la-Chapelle. La même année, la famille déménage à Paris. César devient à cette occasion l'élève d'Antoine Reicha (le professeur de Berlioz, Liszt et Gounod). Entré au conservatoire de Paris en 1837, il remporte d'abord, en 1838, le premier prix de piano de manière extraordinaire, comme le relate la presse de l'époque : "Après avoir décerné tout d'une voix le premier prix à M. Franck, le jury est de nouveau entré en délibération, et M. Cherubini est venu dire : "Le jury ayant décidé que M. Franck était hors ligne, personne ne devant partager avec lui, on donnera un second premier prix à ceux qui auront mérité le prix ordinaire." [...] Ce qui a motivé l'espèce de grand prix d'honneur, qu'on a accordé à M. Franck, concourant pour la première fois, c'est, outre sa brillante exécution, la manière ferme et sûre dont il a déchiffré et transposé le morceau que les exécutants sont obligés de jouer à première vue. Le jeune César obtient ensuite le premier prix de contrepoint (1840) et le second prix d'orgue (1841, dans la classe de François Benoist). Afin de le consacrer à une carrière de virtuose, son père le retire du conservatoire en 1842, sans qu'il ait la chance de participer au prestigieux Prix de Rome. En 1845, Franck rompt avec son père et retourne à Paris, cette ville où il passera désormais sa vie. De 1845 à 1865, César Franck participera à tous les concerts de l'institut musical d'Orléans, en tant que pianiste accompagnateur..
En 1853, après un passage à l'église Notre-Dame-de-Lorette et à celle de Saint-Jean-Saint-François du Marais, il devient l'organiste de la nouvelle église Sainte-Clotilde où il inaugure le premier décembre 1859 un des plus beaux instruments du facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll.

Il en restera le titulaire jusqu'à sa mort. En 1871, il est nommé professeur d'orgue au Conservatoire de Paris. Pour obtenir ce poste, il doit devenir citoyen français. Il prend officiellement possession de sa classe en février 1872. Il a pour élève Vincent d'Indy, qui rédigera sa biographie.

César Franck
à l'orgue de Ste Clotilde.
Tableau de Jeanne Rougier


César Franck avait, dans les années 1875-1880, une élève au piano qui s'appelait Marguerite Habert. La famille de celle-ci possédait une propriété à Méré : "L'Ermitage" où elle venait souvent, parfois accompagnée par le professeur de piano: César Franck. Il se dit que c'est dans le salon de piano, ci-contre à dr, que fut achevé l'oratorio "Les béatitudes".


La période allant de 1874 jusqu'à sa mort est celle d'une intense créativité : oratorios, oeuvres pour piano, quatuors à cordes, sonate pour violon, ballet, poèmes et variations symphoniques, pièces diverses pour orgue.

En 1885, il est décoré de la Légion d'honneur, et devient en 1886 président de la Société nationale de musique.

Au début du mois de mai 1890, César Franck est victime d'un accident de fiacre à Paris. Alors qu'il se rendait chez un ami pianiste, son fiacre est heurté par un omnibus, blessant le musicien au côté droit. On diagnostique une pleurésie. Il semble se remettre. Cependant, la progression de l'emphysème du poumon dont Franck était atteint inquiétait son médecin. Une nouvelle thérapie est tentée. Mais l'état de santé du grand organiste s'altère encore, ne lui permettant même pas de retourner à ses orgues bien-aimées de Sainte-Clotilde, pour y jouer ses trois Chorals.

Il s'éteint le 8 novembre 1890. Il repose au Cimetière du Montparnasse.