Les lettres de noblesse

A Versailles, Quesnay était appelé à soigner non seulement le Roi et la Marquise, mais aussi les membres de la famille royale. Une première fois, en février 1752, il ne réussit pas plus que les autres médecins consultants à sauver Madame Henriette d'une fièvre putride. En revanche, au mois d'août, il eut le bonheur de guérir le dauphin de la petite vérole qu'il venait de contracter. Il arriva près du Prince vers midi et fit faire à trois reprises des saignées. L'éruption survint le lendemain et le Dauphin fut déclaré hors de danger. Le roi sut marquer sa reconnaissance aux sauveteurs de son fils, et attribua, entre autre, des lettres de noblesse à Quesnay.
Dans ses lettres patentes, le roi indiquait qu'il anoblissait Quesnay pour les ouvrages considérables qu'il avait donnés au public sur les parties les plus intéressantes de la médecine, pour les services personnels qu'il avait rendus, et pour ses soins assidus auprès du Dauphin.
Le roi mit un comble à ses bontés en choisissant lui-même les armoiries de son penseur. Prenant un pot de pensées, posé sur la cheminée de Madame de Pompadour, il le tendit à Quesnay en lui disant, avec beaucoup de grâce et d'à-propos:
"Comme les pensées de votre Esprit , je vous donne des armoiries parlantes "

Madame de Pompadour, qui avait un certain talent pour la gravure, se serait proposée pour les graver.

D'Hozier, juge d'armes de France, donna le règlement d'armoiries suivant:

"Un écu d'argent à une fasce d'azur, ondée, accompagnée de trois fleurs de pensées au naturel, posées deux en chef et l'autre en pointe, avec pour devise :

Propter cogitationem mentis"


La commune de Méré a repris les armes de
François Quesnay pour son blason.