Rue du Colombier
Au moyen-âge la possession d'un colombier à pied ( construction séparée du corps de logis ayant des boulins de haut en bas) était un privilège du seigneur haut justicier. Les moines de Saint-Magloire, hauts justiciers bénéficiant d'un tel privilège, avaient un colombier à cet endroit, d'où le nom de cette rue.

Raoul Breton fit réaliser un mini-colombier en souvenir de l'histoire de cette rue.


La maison du colombier fut, dans les années 1900 une auberge très…accueillante. Elle fut très fréquentée par les gens de la région et on y venait même, dit-on, d'assez loin. Cette propriété devint après la guerre de 1940, la demeure de Raoul Breton, très important éditeur de musique qui attira dans la région de très nombreux artistes et vedettes de la chanson.


Rue du Caporal Humbert

anciennement : rue du Chenil
Cette rue fut rebaptisée le 23 août 1964 pour rendre hommage au caporal Humbert, enfant de Méré, tué en Algérie en juin 1958.…

Place Gérard Galène

anciennement : place de l'Abreuvoir

A la jonction de la rue du colombier et de la rue du chenil (ancien nom de la rue du caporal Humbert), cette place était une halte pour les équipages qui remontaient, après le travail dans la plaine. Les bêtes se désaltéraient à l'abreuvoir qui se trouvait à cet endroit. Les hommes pouvaient aller se désaltérer à la fontaine, un peu plus haut, face au lavoir où les femmes s'activaient.

Aux XVème/XVIème siècles, il y avait, dans la région, beaucoup de vignes qui donnaient un vin de petite qualité. A partir du XVIIIème, ces vignes furent remplacées par des pommiers et surtout des poiriers pour fournir les breuvages (Poiret). On faisait aussi bouillir ces produits pour obtenir de l'alcool. Lorsque l'encadrement de l'activité des bouilleurs de cru se réalisa, un emplacement fut affecté, dans chaque commune, à ces distillateurs itinérants. A Méré ils s'installaient sur la place de l'abreuvoir.

Sur cette place, la stèle de la FNACA (Fédération Nationale de Anciens Combattants d'Algérie) a été érigée par la section locale, le 19 mars 1994, à l'occasion de son vingtième anniversaire, en souvenir de tous les soldats morts au cours de la guerre d'Algérie, dont le cessez-le-feu intervint le 19 mars 1962.

Cet emplacement fut choisi car la place Gérard Galène et la rue voisine du Caporal Humbert commémoraient la mémoire de jeunes tués en Algérie.