1870 - 1871 :

Les Prussiens ont, pendant cette période, occupé Méré à plusieurs reprises.
M. Eugène Foucault, conseiller municipal en 1931, se souvenait d'avoir vu arriver les Prussiens alors qu'il se trouvait à travailler avec son père dans les champs.

Ces soldats se livrèrent à de nombreuses et sévères exactions dans la région. C'est sans doute dans ce climat que le curé, le maire et son adjoint firent le voeu d'embellir le clocher de l'église si la population de Méré était épargnée. Il en fut sans doute ainsi puisque notre église est parée d'une flèche depuis cette époque.

Si les Prussiens ne commirent aucun excès à Méré, ils y firent, par contre, en grains, fourrages et bestiaux, de nombreuses réquisitions dont le montant fut, à l'époque, évalué à 50.000F.

1914 - 1918 :
Léon Crété, instituteur à Méré de 1892 à 1911, puis maire de la commune de 1912 à 1936, a eu comme élèves la plupart des Méréens qui sont allés au front. Lui et son épouse ont, pendant toute la guerre, entretenu avec ces hommes une correspondance suivie, et leur ont envoyé des colis, pour leur entretenir le moral.

En tant que maire, Léon Crété a eu la pénible tâche d'informer 18 familles de la mort d'un père ou d'un fils.

Pour célébrer la fin de cette terrible guerre, l'instituteur et tous les écoliers plantèrent un sapin en face de l'école. Cet arbre est toujours là, dans les bas de la place François Quesnay, pour témoigner de cette époque.

Le monument aux morts de la guerre 1914 - 1918 fut édifié en 1923.
Il rappelait le souvenir des 18 soldats tombés au front.