Sur demande d'Amaury V, en 1248, un cimetière a été créé sur la paroisse de Méré-Saint-Denis qui dépendait alors des Comtes de Montfort.

Au début, ce cimetière entourait l'église et s'étendait sur l'ensemble de l'actuelle place François Quesnay ( qui était au niveau du parvis actuel) et de l'actuelle voie montant le long des maisons.

En 1329, un conflit opposa les moines aux marguilliers et au curé de Méré-St-Denis à-propos des limites de ce cimetière. D'une part les moines ne pouvaient pas accéder directement à partir du colombier à leur maison (il leur fallait faire le tour par la rue de la Longue Toise) et d'autre part les eaux usées et les eaux de pluie venant de la maison d'hôte, traversaient le cimetière.
Après arbitrage de l'abbé de Neauphle-le-vieux et du Prieur de Plaisir, de nouvelles limites du cimetière furent fixées et les moines et leurs hôtes furent confirmés dans la jouissance de leurs droits de passage, de charroi et de voie d'écoulement pour les eaux usées et de pluie.

Les moines construisirent un mur pour contenir les terres du cimetière aux nouvelles limites, et c'est ainsi que fut créée la rue St-Magloire, montant, depuis la rue du colombier, jusqu'à la maison d'hôte des moines.


Le cimetière, autour de l'église, tel qu'il était avant 1900.
On remarque, à droite, la rue StMagloire et, au bout, la porte St Magloire.
L'accès aux maisons, sur la droite, se faisait par les cours intérieures, à partir de la rue de la longue toise.


Le sarcophage en granit, portant l'inscription " RADONE "
, a été découvert dans ce cimetière, en 1860.
En février 1893, après de longues études et discussions sur le besoin de réaliser un nouveau cimetière, le Conseil Municipal se porte acquéreur d'un terrain " …dont la sonde a été bonne et présente, sinon toutes les garanties désirables, du moins un sol tout à fait propre à l'établissement d'un cimetière, et qui se trouve à deux cents mètres environ de toutes habitations… ".
En décembre 1894, le nouveau cimetière est prêt et le préfet donne l'autorisation d'y procéder aux nouvelles inhumations. La clôture de ce cimetière se fera en 1895.
" La translation du cimetière et l'établissement d'une place publique communale attenante à l'église… " s'étaleront jusqu'en 1905.

1905 :Après le déménagement du cimetière

1905 : Le budget communal
ne pouvant supporter la totalité du coût de ces opérations (10.000 frs de l'époque), le conseil décide de procéder à une imposition extraordinaire temporaire sur cinq ans. Cette imposition ne sera finalement appliquée que deux ans, les ressources nécessaires au règlement de ces opérations ayant été trouvées plus rapidement que prévu.

A l'emplacement de l'ancien cimetière a été trouvé, en 1930, un bracelet en fonte de l'âge de bronze.

La stèle de François Quesnay, qui avait été implantée à la pointe du cimetière, a été remontée en haut de la place en 1994.