LE CLOCHER

Le clocher de l'église est composé d'une base romane, du XIIème siècle, surmontée d'un beffroi à fenêtres géminées, du XVème siècle, lui-même dominé par une flèche du XIXème siècle parée d'un coq.


Le coq
fut installé au sommet de la flèche à la construction de celle-ci.
En très mauvais état il fut remplacé par un nouveau en 1951 à l'occasion de la réfection du clocher.

Les tribulations de Raymond Robert



La flèche
date de 1873/1874. Ce pourrait être la réalisation d'un voeu prononcé par le curé, le maire et son adjoint en 1870, pendant l'occupation prussienne qui fut très sévère (démarche semblable à celle qui présida à l'édification du Sacré Coeur à Paris).
Cette hypothèse s'appuie sur le fait que les noms de ces trois personnes sont gravés, en haut du beffroi sous la flèche, avec la date :1870.

En plus du coq, cette flèche sera pourvue d'une horloge.


Le beffroi
est composé de quatre faces à fenêtres géminées .

Une importante campagne de restauration sera réalisée après la guerre de 1870:
sur chacune des faces les piliers d'angle seront solidarisés par des " tirants ", à l'intérieur de la maçonnerie, terminés par des "ancres " visibles de l'extérieur. Les arcs-boutants et les tirants sont destinés à renforcer les piliers d'angle et à les empêcher de fléchir sous le poids de la flèche et de la cloche en mouvement.

MARIE-JOSEPHINE, la cloche baptisée en 1807, descendue pour les besoins des travaux, sera installée dans son nouveau beffroi en 1874.

Marie Joséphine



La base romane
: à l'extérieur, des traces de fenêtres en ogive sont visibles à l'ouest, au nord et à l'est. A l'intérieur, les voûtements de la salle basse sont du XIIème siècle. Une porte, dont l'emplacement est toujours visible dans la maçonnerie, donnait accès au cimetière qui, à l'époque, entourait l'église.